Ces voix et plumes des médias marocains (2/3)

Yann D. Ngomo, le journalisme sous toutes ses coutures

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À la télévision, à la radio ou dans la presse écrite, ils sont nombreux les journalistes subsahariens exerçant dans les médias marocains. Dans ce dossier – que nous publierons en trois volets –, nous vous ferons découvrir ces voix et plumes des médias marocains venues du Sud du Sahara. Oumar Baldé, Yann Darryll Ngomo et Roland Amoussou, respectivement d’origines sénégalaise, camerounaise et béninoise, font partie des figures respectées du microcosme médiatique. Ils sont tous diplômés de la même école, l’Institut Supérieur de l’Information et de la Communication (ISIC) de Rabat, qui forme l’élite des journalistes au Maroc. Et ils ont également en commun de faire carrière au Maroc.

Yann Darryl Ngomo est un Camerounais bon teint, originaire de Douala, qui a posé ses valises au Maroc depuis 16 ans. « C’est toute une vie ! J’avoue que je n’ai pas vu le temps passer », soutient celui qui a fait ses classes de journalisme à Rabat puis à Casablanca, avant de creuser son sillon dans différentes rédactions marocaines. 

« Quand j’y pense, cela fait une bonne décennie que j’exerce. Je suis passé par les rédactions de Yabiladi, H24infos, ou encore TelQuel. Depuis trois ans maintenant, je travaille pour Medi 1 TV », raconte Yann, qui y occupe le poste de Rédacteur en chef du JT.

Avant d’en arriver à ce niveau de responsabilité, il a exercé le journalisme sous toutes ses coutures, fort de sa capacité d’adaptation et des compétences acquises à ses débuts, période où il a enchaîné les « petits boulots ». « J’ai pris de l’expérience et renforcé l’attractivité de mon profil, et aujourd’hui j’en suis là. Le facteur chance a eu son rôle aussi. Pour le reste, il faut reconnaître que le Maroc est un pays qui offre des opportunités. Je n’avais pas forcément prévu de m’y installer lorsque je suis arrivé avec mon bac en poche. Mais l’occasion s’est présentée, et j’en suis reconnaissant », dit-il humblement. 

Une bonne base journalistique

TelQuel et Medi 1 étant de grandes institutions médiatiques, Yann Darryll Ngomo y a accédé en se dotant des compétences qui font un journaliste complet, qui s’est auparavant essayé à tous les métiers d’une rédaction : « Mon profil m’a permis de toucher à plusieurs aspects du métier. J’ai été rédacteur, j’ai animé des rubriques, j’ai été correcteur et secrétaire de rédaction, tout cela avant de devenir rédacteur en chef sur le JT de Medi 1 TV ».

C’est un pays ouvert et dont nous avons su comprendre les codes.

S’exprimant sur la présence remarquée de journalistes subsahariens dans plusieurs rédactions marocaines, il réaffirme que c’est d’abord dû au fait que le Maroc est un pays qui offre des opportunités. « Il y en a beaucoup plus avec la volonté réaffirmée de renforcer la coopération avec les pays d’Afrique subsaharienne. C’est un pays ouvert dont nous avons su comprendre les codes et où nous avons réussi à nous intégrer. Certains ont même pu fonder des foyers », argumente-t-il.

Le Maroc, un pays riche de son histoire et de son patrimoine

Sur ce que son métier lui a appris sur le Maroc et qu’il aimerait partager avec nos lecteurs, Yann Darryll Ngomo soutient que le Maroc est un pays riche : « Je ne parle pas ici de richesse matérielle. C’est un pays qui a une riche histoire qu’il a su valoriser. Il dispose aussi d’une magnifique culture et d’un patrimoine humain impressionnant. C’est aussi un pays agréable à visiter, des décors désertiques du Sud aux plages méditerranéennes du Nord ».

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